Au Moyen Âge, dénomée alors Créanciale, le pèlerin qui voulait partir sur un Chemin de Compostelle devait demander à l'Église, aux Seigneurs ou aux tribunaux, une lettre de créance. Ainsi, le pèlerin pouvait passer sans encombre les contrôles qui jalonnaient à cette époque les différents Chemins.
Elle permet d'accéder aux gîtes réservés aux pèlerins (elle est obligatoire en Espagne et recommandée en France), et permet également d'obtenir la Compostela (certificat du pèlerinage) à votre arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Elle est nominative, donc personnelle, et valable à vie sur l'ensemble des Chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est-à-dire que vous pouvez faire le Chemin en une ou plusieurs fois, sa validité prenant fin à votre arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Au près de l'Église, à travers certains diocèses et de leurs paroisses, ou au près d'associations jacquaires.
Tous les endroits pouvant attester de votre passage, tel que les églises, mairies, offices de tourisme, hébergements, commerces (et bien d'autres).
La Compostela n'est délivrée qu'aux pèlerins pouvant justifier avoir parcouru les 100 derniers kilomètres à pied ou à cheval, ou les 200 derniers kilomètres à vélo. Il faut faire tamponner la crédencial à chaque étape (deux fois par étape si vous ne parcourez que les 100 ou 200 derniers kilomètres).
Pour quelques euros, le Bureau d’accueil des pèlerins de la cathédrale de Compostelle délivre le Certificat de distance, certifiant le nombre de kilomètres parcourus, quel que soit le point de départ de leur pèlerinage. Il indique le jour et le point de départ du pèlerinage, les kilomètres parcourus, ainsi que le jour d'arrivée et le parcours du pèlerinage.